-____&C'est cette envie de t'appeler, pour savoir si tu vas bien. C'est ce besoin de t'écouter m'écouter parler, d'entendre l'inquiétude à mon égard dans tes silences. C'est cette nécessité de balader tes soupirs sur mes refus. Tu as tant souffert à ma place. Tu resteras toujours et à jamais, celui qui m'a aimé. Tu sais comme quand on dit.. Mais non. Pardon. Personne ne dit ça. Personne ne raconte l'histoire de celui qui n'avait pas ce qu'il méritait. J'ai peur un peu plus chaque jour depuis que tu n'es plus là. J'ai marché longtemps avec ton soutien, et même si aujourd'hui je sais avancer seule, tu étais mon habitude. J'ai eu beau tu sais, j'ai eu beau.. Provoquer la rupture, déchirer ton sourire, te forcer à me dire de partir. J'ai eu beau m'énerver, te dire que je n'en pouvais plus, que ça m'avait dépassé.. Toi. Tu étais, tu resteras. Celui qui m'a aimé. Que j'ai aimé en eaux troubles. Que j'ai fait souffrir. Je peux te dire. Je t'ai laissé comme dernière image, la plus vraie, la plus dure. La moins vue. Pas par toi c'est sûr. Toi, cette image de moi je te l'ai laissé en cent exemplaires. Tu étais, tu resteras. Celui qui m'a laissé pleuré durant des heures en me tenant la main, essuyant mes larmes. J'ai un peu de mal à parler de toi. T'es ma blessure et mon pansement. T'es plus là surtout. Si je ne dis rien sur le manque de toi, si je ne t'appelles pas, c'est que je mérite ton absence. Je t'ai laissé faire ta vie autour de la mienne. Je t'ai laissé faire de moi ton importance. Je t'ai laissé m'aimer démesurément. C'était tellement fou que quelqu'un puisse m'aimer comme tu l'as fait. Tu étais, tu resteras. Le seul dont je n'ai craint ni l'abandon ni la trahison. L'unique. Tu m'as aimé si fort. Inconditionnellement. Tu n'as jamais failli et je ne guettais pas ta chute parce que j'étais certaine que jusqu'à la fin tu serais parfait. Tu souffres je le sens d'ici. Je fuis. Je te laisse. Je pense à moi égoïstement. Il y a des jours, je me dis que je devrais passer. Mais ça rimerait à quoi? Tu es entre mon passé et mon futur mais tu n'es pas présent. Je pense à toi. Souvent. Tu me manques. Et si j'espère que tu vas mieux. C'est pour moi. Encore une fois. Avec toi, je suis une égoïste du coeur, avec toi seul. Qui était et restera. Le seul qui m'a aimé. Même en larmes, même démaquillée. Avec ma mauvaise humeur, après 36h sans sommeil, avant que j'ailles bien. Tu m'as aimé même si je me suis rendu détestable, même si je t'ai dis de mettre fin à tes sentiments. Tu m'as aimé aimant un autre homme. Un autre homme que tu aimais aussi. Tu m'as aimé, je t'aimais bien, mais quand même. Je n'ai jamais autant cru en moi qu'avec toi et tu m'as pas mal guéri toi aussi à ta façon. Pour ces nuits où je t'ai réveillé en pleurant. Pardon. Pour avoir répondu. M'avoir dit que ce n'était pas grave, que tu étais là, le serais toujours. Pour ne m'avoir jamais rien reproché. Même de ne pas t'avoir assez aimé. Merci. Si tu savais. Ton visage me manque, celui où je lis la souffrance. Ton visage me hante, celui où je lis ton amour. Mon visage d'absente me tourmente.