____« Il fût un temps où je t'aimais, aujourd'hui j'apprend simplement à t'oublier.. »

____« Il fût un temps où je t'aimais, aujourd'hui j'apprend simplement à t'oublier..  »
-____&Il est de ce temps que l'on regrette. De ce temps où tout paraissait si simple. Où tout était si beau. Tellement fascinant. Il fut un temps où le soleil brillait, les oiseaux chantait. Que tu avais peur de ne jamais retrouver. Un temps qui te semblait dépassé. Fini. Oublié. Un temps que tu avais presque oublié. Presque. Parce que le revoilà. Le revoilà qu'il t'emprisonne. Qu'il te fait bouffer du bonheur. Te revoilà plus forte qu'avant. Plus mature. Te voilà de retour. Pleine d'allégresse. Pleine de bonheur. Endurcie par le passé. Toute nouvelle. Te voilà prête à affronter ce futur. Ce putain de futur. Prête à sentir ton corps transpirer la vie. Hurler la vie. Gueuler la vie. Te voilà fière. Conquérante. Tu ne sais pas où tu vas. Où tu te rends. Mais te voilà la tête haute. Et putain qu'est ce que ça fait du bien. Qu'est ce que c'était rare ces derniers temps de se sentir forte. C'est comme si tu te retrouvais. Toi, en mieux. Toi mais version évoluée. Version améliorée. Toi mise au gout du ___________________________________________________________________jour. Toi victorieuse. Et tu espère de tout ___________________________________________________________________ton c½ur que plus jamais tu te retrouveras ___________________________________________________________________si bas. Que plus jamais tu ne tomberas. ___________________________________________________________________Que plus jamais tu ne toucheras le fond. ___________________________________________________________________Parce que dans le fond ce bonheur tu ___________________________________________________________________l'aimes.

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 17:06

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:10


___Parce que c'est toi & moi. Parce que c'est nous. Parce qu'on ne fait jamais rien comme personne tout en étant comme tout le monde, au fond. C'est un amour unique, enfantin qui, comme les plus belles histoires, n'a jamais vraiment de fin. C'est un coup de foudre quasiment interdit tellement il est irréel, c'est une mine d'or de bonheur, c'est nous. C'est un couple aux milles projets, c'est nous. C'est la magie des premiers instants toujours renouvelée, c'est une complicité qu'on dirait de longue date, c'est nous. C'est un amour de jeunesse qui transcende les années, c'est des vieillards au regards illuminés, c'est nous.


# Posté le vendredi 30 octobre 2009 16:55

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 17:54

« J'ai passé mes jours en hiver, à t'oublier.. des jours en enfer, à t'enterrer. »

Je ne sais plus quoi dire, les mots n'ont pas la même attraction quand mes sanglots ne les accompagnent plus. Je ne comprends pas comment les choses peuvent changer aussi brutalement, aussi radicalement. Alors bien sûr, il me reste des larmes dans le ventre, des peurs, des colères qui ne me quitteront jamais parce-que ce n'est pas possible, parce-que c'est ma vie aussi, c'est ancré, c'est tatoué à ma peau, c'est indélébile, inachevable. C'est comme toi, c'est comme l'amour que tu m'as fait et que tu as repris, c'est comme ce gâchis que tu as mérité, c'est des journées et des années foutues en l'air, c'est toute une vie qui a perdu sens, qui a sombré dans un vertige infernal, dans un tourbillon de maux déchirants, poignants, déroutants, gerbants. J'y ai laissé chaque partie de mon corps et ma vie entière. J'ai crevé lentement, trop lentement. J'ai souffert, tel un animal à l'abattoir. Je ne crois pas que tu imagines à quel point. Je ne pense pas que quelqu'un pourra un jour, se vanter d'avoir pleurer autant, d'avoir verser tant de larmes, d'avoir laisser s'échapper tant de sourire, d'avoir raté autant d'opportunités, d'avoir autant eu de haine pour une personne, d'avoir renier la planète toute entière, d'avoir arrêter de vivre.. simplement. J'ai vécu l'enfer, je ne dis pas que je mérite le paradis.. mais tout de même. Je voudrais tellement que tu saches, que tu prennes conscience du trouble que tu as causé, que tu te dégoutes toi-même, que tu en vomisses, que tu sortes des larmes de ton corps sec, des larmes de rage, de la rage contre toi-même. Et je te jette mon bonheur récemment retrouvé au visage, je te balance toutes mes émotions - les belles, les jolies, les douces, celles qui font du bien, qu'on a tendance à oublier, qu'on imagine ne plus exister - pour les personnes comme nous. Mais les voilà qui me reviennent, ces sensations, comme l'automne est revenu, comme le temps a passé. Alors je réapprend la vie, comme une enfant. Je réapprend à marcher, presque. A parler, à sourire, à ne plus faire semblant - surtout. C'est terrible de jouer le rôle d'une personne que l'on est pas.. Il n'y a rien de pire, on y laisse son intégrité, on blesse son âme, on se perd, on se noie, on s'oublie. J'ai retrouvé qui j'étais, celle que j'avais laissé sur un bout de trottoir. Je me suis retrouvé et je m'accepte. J'accepte qu'on puisse m'aimer, que quelqu'un d'autre que toi puisse me toucher. J'accepte la poésie, la différence, la folie non certifiée, les richesses d'un autre que toi. Tu n'es plus rien, rien qu'un souvenir trop ancien, trop abîmé, tout brûlé, tout jaunis, tu n'es que ça dans ma vie qui coule, qui coule comme un long fleuve tranquille. Tout est paisible et en place.. il se pourrait que cela m'ennuie dans quelques temps. J'ai tellement détesté ça.. tu déteste ça. On a touché l'ivresse - ensemble-, elle a bercé nos corps et on s'est endormis, comme deux amours perdus - amour non partagé. Des lampadaires nous avaient éblouit, on s'était trompé - sur nous. On a fait les mauvais pas : un pas en avant, des centaines en arrière. Tes silences m'ont envoyé des ''Adieu et à jamais". J'ai compris, avec beaucoup de mal. Ton comportement, les non-dits, mon trop plein d'amour, ma passion dans le coeur qui déchire tout comme le monde entier pourrait imploser. C'était la fin du monde, la fin d'une époque, d'une histoire d'un soir. La fin de ma vie rêvée, la fin de ma vie de rêve. C'était la mort avant l'heure, la mort avant l'âge. Ce soir, je vois la vie revenir à moi et réintégrer mon corps, toujours sensible, toujours très pâle. Je me reconnais, je me retrouve.. je me suis tellement cherchée dans ce trou - trop profond. Le fond du trou. Fond qu'aucune main n'est parvenue à atteindre : il y avait trop de colère là-dedans. Alors, ils s'en sont tous pris pleins la gueule, pleins les oreilles, pleins la vue. C'est un reproche que je t'adresse.. regarde ce que tu as fait de moi, ce que j'ai fait d'eux. Alors j'ai fini par en sortir de mon trou, mon trou noir. J'ai de la lumière plein les yeux et de l'espoir partout au coeur, au corps. Je suis sortie de ce monde, où il n'y avait que toi, où je n'ai vécu que pour toi. Je t'ai quitté pour de bon, même si tu l'avais fait, toi, depuis bien plus longtemps - sans m'en avertir, en me laissant là, comme la dernière des putes, la dernière des connes. Pourtant, ton regard, il ne trompait pas.. ta fébrilité, ton espérance. Oui, j'y ai cru. Je me suis racontée des histoires, comme une pauvre petite folle, une cinglée, une barge - celle qu'on voulait faire de moi. Il n'était pas question qu'une femme aime à ce point un homme, avec cette folie, cette puissance. Ce n'était donc pas possible? Inconcevable? Inadmissible? Je m'en moque, je m'en balance.. Je me tire, avec mes joies retrouvés, sans ce poids que tu avais accroché à mes chevilles, à mon estomac. Je m'en vais voir la mer, je m'en vais dire la poésie, écouter celle d'un autre garçon. Il l'a dit si bien, avec tant de provocation - quand ça sort de sa bouche. Tu ne l'aimerais pas et c'est tant mieux. C'est tout ce qui m'importe.

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 15:24